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En Belgique, les victimes deviennent les coupables : le siège du Vlaams Belang attaqué par les antifas, la justice poursuit les nationalistes flamands
Le siège du Vlaams Belang (VB), principal parti nationaliste flamand, a été vandalisé le mois dernier à Bruxelles. Un acte de violence politique qui a eu lieu en marge d’une manifestation d’extrême gauche visant un événement organisé par Jordan Bardella, le président du Rassemblement National. De façon surprenante, ce sont les victimes, et non les auteurs des violences, qui se retrouvent dans le collimateur de la justice belge.
Les faits se sont déroulés le 13 novembre. Ce soir-là, Jordan Bardella lançait son ouvrage Ce que je cherche à la Maison de Hongrie, un centre culturel situé dans le cœur de Bruxelles. L’événement a attiré environ 400 manifestants d’extrême gauche, lesquels brandissaient des banderoles antifa et scandaient des slogans dénonçant le « fascisme ». La violence ne s’est toutefois pas arrêtée là.
À quelques rues de la manifestation, sur la place Madou, se trouve le siège du Vlaams Belang. Ce bâtiment est alors devenu la cible des manifestants : des poubelles et des panneaux de signalisation ont été projetés contre la façade, des tentatives d’incendie ont été rapportées, et la porte d’entrée a failli céder sous les assauts. Le bilan est lourd en termes de dégâts matériels, mais ce qui a suivi est encore plus surprenant.
Plutôt que de s’atteler à identifier et punir les auteurs de ces violences, les autorités belges ont ouvert une enquête… contre le Vlaams Belang. En cause, les caméras de surveillance du parti qui ont filmé les scènes d’agression. En capturant des images de la voie publique, ces dispositifs auraient enfreint les strictes lois belges sur la vie privée. Une plainte a été déposée contre le VB à ce sujet, ajoutant une dimension kafkaïenne à cette affaire.
Pour Tom Van Grieken, le président du Vlaams Belang, cette situation illustre « l’absurdité belge dans toute sa splendeur ». Il dénonce une inversion des rôles : « Notre siège est attaqué, mais c’est nous qui sommes surveillés par les autorités. Cela ne pourrait arriver que chez nous. » Van Grieken a également déploré l’absence de soutien des responsables politiques flamands : « Ici, il semble presque normal que le Vlaams Belang soit vandalisé. Pendant ce temps, des dirigeants étrangers m’ont contacté pour exprimer leur solidarité, alors qu’en Flandre, le silence est assourdissant. »
Cet incident s’inscrit dans une tendance plus large en Europe : sous couvert de lutte contre le fascisme, des groupuscules d'extrême gauche recourent de plus en plus à la violence pour museler les voix conservatrices et populistes. L’attaque contre le siège du Vlaams Belang et le lancement du livre de Bardella illustrent cette hypocrisie : ceux qui se proclament défenseurs de la démocratie cherchent à imposer leur vision par la force.
Source : The European Conservative